« J’ai pas le temps de prendre le temps! »

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vant d’aller plus loin, il serait bon de savoir de quoi nous parlons quand nous employons le mot « temps ». Le temps est une illusion instaurée par l’Homme pour fixer et limiter ses actions. C’est une forme de contrôle, une case de plus à remplir. Sans rentrer dans les détails à savoir que le temps n’est pas linéaire comme on nous l’enseigne mais plutôt une série d’actes qui se superposent, il nous a été imposé et nous en avons fait une croyance et souvent un ennemi. Combien de fois répétons ou avons nous entendu « je manque de temps », « le temps passe trop vite » , « ou pas assez », j’aimerai avoir le temps » etc etc. Bref tout ce monde de matière et d’illusion s’est construit autour de la croyance que nous étions limiter par un « tic tac » permanent.

Hors que nous enseigne la philosophie bouddhique? Indienne? Taoïste? Et tant d’autres…Pour reprendre les mots de bouddha :

 » L’amour dans le passé n’est qu’un souvenir 

L’amour dans le futur n’est qu’une illusion

L’amour vrai réside ici et maintenant »

La notion de temps nourrit et entretient notre aspect égotique que ne se contente jamais de ce qui est, qui créer et re-créer comme un poisson rouge dans son bocal un futur potentiel et ressasse sans fin un passé insatisfaisant. Cette croyance de temps, nous empêche d’être i c i – e t – m a i n t e n a n t . Croire que nous manquons de temps c’est comme regarder le monde dans un trou formé par une épingle! C’est une dualité issue de l’illusion ou de la maya, pourtant cette manifestation est réelle mais insaisissable. Comme toute chose, il s’agit d’en faire l’expérience pour comprendre et percevoir que nous ne sommes pas cela, que nous ne sommes pas limités.

Quand nous avons cette impression de manquer de temps c’est tout simplement une affaire de choix. Vouloir faire mille choses dans une journée n’est pas possible. Soit vous faites votre séance de yoga, soit vous faites la cuisine. A moins que vous ne sachiez éplucher les légumes avec un pied derrière l’oreille. Quand bien même!

C’est aussi une affaire de placement. Faites des choix pour ce qui vous semble être important pour vous et dans l’instant. Quelle action va libérer de la place dans votre esprit? Qu’est-ce qui fera qu’après telle chose vous serez plus disponible à  vous même? D é c i d e z  d ‘ a g i r  en conscience.

Pourtant, il arrive que à certaine période de notre vie, nos « obligations »  nous amène à nous occuper de tout sauf de soi.

Comment reculer les aiguilles de l’horloge pour trouver « le temps de… »?

J’ai pas le temps de:

  • Faire mes respirations –  Quand la vie vous impose un rythme effréné, le tout est de trouver les moments où vous pouvez souffler 30 secondes…La bonne nouvelle c’est que vous respirez à chaque instant. Commencez par en prendre conscience. Instinctivement vous observerez la chaleur/fraîcheur de l’air, le mouvement du ventre/de la poitrine, le maintient de votre posture va changer… Vous prendrez progressivement conscience de vos habitudes physiques voire Yoga dans le désert de l'Atacamapsychiques. Le souffle est un maître riche d’enseignements… A condition de l’écouter.
  • Méditer – Vous prenez les transports pour aller travailler? Fermez les yeux, mettez une musique dans vos écouteurs (mantra, zen etc) si vous le souhaitez. A partir de la tous les supports de méditation sont bons : observer la respiration, parcourir le corps mentalement, laisser passer les pensées… Dans tous les cas et cela est important, ne vous sentez pas déranger si au cours de votre méditation de poche quelqu’un vous bouscule, un SDF fait une annonce ou encore votre voisin passe appel téléphonique. La vie régit autour de vous. Laissez faire et restez centré  sur votre support. Vous êtes au cœur de vous-même et tout le reste gravite autour de vous. Dans les transports, je vous invite particulièrement à méditer sur la Joie ou l’Amour. Ce que vous pensez, vous le « vibrez », cela émane de vous. Ne cherchez pas à donner le sourire aux autres, soyez en paix avec vous même et les autres recevront une part de cette Joie qu’ils en aient conscience ou non cela n’a pas d’importance. Dans le cas ou vous ne prenez pas les transports et que vous êtes au bureau toute la sainte journée, méditer aux toilettes c’est bien aussi…
  • De faire des asanas – Dans ce cas, le matin avant de vous levez, étirez tout votre corps, de la tête aux pieds. Même en deux minutes faites des compressions cuisses/abdomen, torsions dans votre lit, entrelacez les pouces au-dessus la tête et étirez votre dos latéralement, terminez par une extension de la colonne pour bien vous réveillez ; par exemple assis sur votre lit, entrelacez les doigts dans votre dos, paumes de mains serrées et poussez la poitrine vers le plafond. Aller hop de bons pieds c’est partie pour la journée!
  • De faire du sport – Considérez tout ce qui vous entoure comme un terrain sportif: Prenez les escaliers à la place de l’escalator ou de l’ascenseur, marche à pied ou vélo plutôt que voiture ou bus. Profitez-en pour bien prendre conscience du placement de vos pieds et du poids que vous y mettez quand vous montez les marches. Vous verrez que le travail n’est pas le même. Pour celles qui portent un sac à main, alternez bras droit, bras gauche. Lorsque vous devez porter un objet (pack d’eau, carton…), gardez le près du corps, baissez les épaules, serrez la pointe des omoplates et  r e s p i r e z. Dans les transports, sans trop vous tenir à la barre, gérer votre équilibre. Attention quand on se concentre ou serre les mâchoires et on fronce les sourcils… R E L A X .

Dans tous les cas,  n’oubliez pas de garder le sourire, d’être heureux et de ne pas vous prendre trop au sérieux…  Le reste à finalement peu d’importance.

 

 

 

 

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